Pourquoi vouloir être entrepreneur? (Padi)

Hello !

Si vous avez lu notre dernier article : Pourquoi avoir créé InnerConsciousTravel? (Si vous ne l’avez pas encore fait, il n’est pas trop tard ! 😉  vous avez pu voir que l’on vous parlait notamment de nos projets d’entrepreneuriat.

Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous en dire un peu plus sur l’un d’entre eux. Et qui concerne les études que je mène en Pharma.

Il me reste environ un an et demi avant de décrocher le diplôme de Docteur en Pharmacie.

 

Ah? une future Pharmacienne? Tu vas vendre des médocs!?

A quoi me destinent donc mes études? Et bien vous me direz : beeen à fabriquer et/ou dispenser des médicaments!

Et pourtant est-ce que vous me croyez si je vous dis que cela fait plus d’un an que je me soigne autrement qu’avec des médicaments?

Après plus de 20 ans à prendre du Doliprane lorsque j’avais mal à la tête ou du Spasfon quand j’avais mal au ventre, aujourd’hui j’apprends à utiliser d’autres méthodes que certains appelleront des méthodes “alternatives” ou encore “non conventionnelles” pour prendre soin de moi.

 

Comment est- ce que j’en suis arrivée là?

Je commencerai plutôt par répondre à la question : Pourquoi est-ce que j’ai choisi de faire ces études là?

Il faut savoir que je suis issue d’une famille qui donne beaucoup d’importance aux longues études. Pour tout vous dire, selon certains membres de ma famille les trois grands métiers, sont : Ingénieur, Médecin, ou Avocat.

Personnellement, (outre mes rêves de devenir chanteuse ou maîtresse lorsque j’avais 5 ans) j’ai été très vite fascinée par la science mais surtout par le corps humain, son fonctionnement, sa physiologie et ses pathologies.

Alors vous imaginez bien qu’entre les trois choix de métiers “nobles” et prestigieux que je pouvais exercer, il n’y avait que la case médecin dans laquelle tout le monde me voyait rentrer; moi y compris.

Alors c’est ce vers quoi je me suis naturellement orientée.

 

Comment je percevais la maladie à ce moment là?

La maladie a toujours fait partie intégrante de ma vie, de manière indirecte.

J’ai grandi aux côtés d’un frère qui avait une maladie congénitale rare (Le syndrome d’Ehlers Danlos). C’est une maladie qui touche notamment les articulations, et entraîne des crises de douleurs intenses et régulières.

Et c’est drôle, parce que lorsque j’étais enfant, je ne percevais pas cette maladie. Je le voyais respirer, parler, manger, rire, chanter, faire du sport…comme tout le monde. La première fois que j’ai pris conscience d’une différence, c’est lorsque l’une de mes copines en primaire m’a dit un jour: mais c’est étrange, ton frère il marche bizarrement… Il a un problème non?

Et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à réaliser ce que signifiait “Etre malade” et “handicapé” dans la société, tout ce que cela impliquait. Et l’impact de cette étiquette sur la personne concernée, et sur son entourage.

En fait, vers l’âge de 8 ans, je venais de comprendre qu’aux yeux de la société, une personne comme mon frère était considérée comme différente des autres, un Être humain mais à qui il manquait quelque chose pour être complet… Je l’observais notamment dans le regard que les gens portaient sur lui.

Au début, je suis rentrée dans une forme de colère envers les gens, et puis envers la vie aussi. Pourquoi est-il malade? C’est injuste! Et pourquoi tant de regards curieux?

Aujourd’hui j’ai une toute autre vision de la maladie et du handicap.

Et vous savez quoi? L’une des personnes qui m’a le plus accompagné pour gagner en confiance et pour prendre la parole en public de manière authentique est mon frère Farzad… Etrange de la part d’une personne “handicapée” non? 😉

Et je le remercie pour ses nombreux témoignages qui m’ont permis de comprendre davantage le sens de la maladie et de la santé.

Au-delà des liens de sang, c’est une personne qui m’inspire et un Etre pour qui je ressens de l’admiration et du respect.

Cliquez ici pour savoir comment Farzad en est arrivé à considérer sa maladie comme un cadeau de la Vie! (lien vers sa page).

Après mon frère, c’est ma mère que j’ai vu malade durant des années.

Et là, c’est avec le monde médical que j’ai commencé à me familiariser.

Je l’ai vu prendre des traitements médicamenteux lourds, faire des chimio et des radiothérapies.

Cette fois-ci j’ai été témoin de l’impact du cancer sur son corps physique mais aussi de celui des médicaments et de leurs effets indésirables…

Sans parler des conséquences au niveau moral.. La difficulté d’être une femme et de devoir accepter de se faire enlever un sein…de mettre une perruque pour masquer la chute de cheveux… de s’appliquer du vernis pour cacher les ongles qui s’effritent… ne pas pouvoir manger tout ce que l’on veut… Eviter certaines activités physiques, pour ne pas dire presque toutes…

D’un point de vue extérieur, je la voyais comme dans une prison depuis laquelle il me paraissait presque impossible de sortir…

Durant ces années là, en parallèle de la médecine conventionnelle ma mère s’est également ouverte à des méthodes alternatives dites douces.

Je l’ai vu pratiquer la méditation, le yoga, le reiki. Elle lisait beaucoup de livres de développement personnel et se renseignait sur l’alimentation qui pouvait le mieux lui convenir. Elle marchait beaucoup et s’enfermait le moins possible.

Il lui arrivait aussi de prier.

Ce que j’observais, c’est que, ce qu’elle vivait intérieurement et extérieurement, l’amenait davantage à s’ouvrir à la spiritualité et au monde subtil.

En fait, elle commençait à se poser des questions sur les origines de sa maladie.

 

Revenons-en à mes études tiens!

Lorsque j’ai passé le concours de médecine, je pensais beaucoup à ma mère. C’était l’un de ses rêves de me voir médecin, de soigner des gens malades.. Comme elle…

Une partie de moi le faisait pour qu’elle soit fière de moi. Peut-être que vous avez déjà connu ça? Cette volonté de ne pas décevoir nos parents…

En réalité, les quelques fois où j’avais mis les pieds dans un hôpital, je m’étais sentie mal de par l’atmosphère qui y régnait, et au fond, le fait de devoir m’y rendre quotidiennement ne m’enchantait absolument pas … Et pourtant je me suis obstinée à vouloir en faire mon métier.

Heureusement pour moi, la Vie en a voulu autrement. Je me suis forcée à être la plus compétitive possible, mais ce sont les portes de la filière Pharmacie qui m’ont été ouvertes. Alors, j’y suis allée. Un peu par dépit au départ.

Et sinon, les études de pharma c’est comment?

Ce que j’ai le plus aimé en Pharma, c’est le fait que, ce qu’on apprenne soit si varié. On fait un peu de tout!

Vous savez, on n’apprend pas que de la chimie ou des noms de médicaments… On apprend aussi toute la physiologie du corps humain… mais aussi celui des animaux… et des plantes! haha C’est un cursus assez complet qui nous permet d’acquérir des connaissances très variées.

Et j’adore ça!

Sans compter que durant ces années de fac , j’ai pu rencontrer des amies formidables. Elles se reconnaitront! 😉

Ce qui me plaît aussi en pharma, c’est de ne plus ressentir l’esprit de compétition qu’il y avait en première année.

En revanche,  la quantité de cours à apprendre reste assez conséquente et nous demande des heures et des heures de travail de mémorisation.

Environ un an avant de rencontrer Jean, j’ai eu une sorte de déclic. Plusieurs évènements et rencontres m’ont amené à me reconnecter à qui je suis, et au sens de la vie, et de tout ce que j’expérimente jusqu’à maintenant.

Ce revirement a bouleversé ma relation aux autres, mais aussi ma vision de la santé, de la maladie et du soin.

Petit à petit, j’ai commencé à prendre soin de moi, d’une façon que je n’avais jamais fait auparavant. A commencer par mon alimentation, jusqu’à ma manière de me soigner.

 

Padideh, chercheuse spirituelle, chercheuse scientifique, future Pharmacienne, en quête de sens

Voilà un peu comment je me définirais.

Vous savez, quand on commence à chercher le sens de chaque chose que l’on vit et que l’on voit, et bien ça vient remettre en question tout ce que l’on considérait comme acquis: les dires de nos parents, les enseignements des professeurs, ce que la société nous dicte… Et en réalité, je me suis rendue compte que je ne savais rien, hormis les choses que j’expérimentais par moi-même.

 

Quelle est mon approche aujourd’hui?

Aujourd’hui, je m’efforce de confronter les faits scientifiques, tout ce que j’apprends dans mes cours avec ce que je vis au quotidien. J’observe ce qui fait sens en moi et je crée à partir de cela.

Aujourd’hui, je choisis de voir l’individu et non plus la maladie.

Et pour moi, il est maintenant clair que toute maladie a une origine unique et propre à chaque personne, car chaque être humain est unique, de par son vécu, sa personnalité et tout le bagage transgénérationnel qu’il porte en lui.

Et en cela, soigner uniquement les symptômes (et donc les conséquences d’une maladie) sans en chercher les causes profondes,et sans considérer un Etre dans sa globalité, est pour moi une approche très limitée.

Et c’est ce que je souhaite aussi exprimer à travers Inner Conscious Travel.

Il n’est absolument pas question de lancer un débat et chacun est libre de vivre et de se soigner comme il le souhaite.

Ceci est mon expérience. Ne croyez pas tout ce que je vous dis, mais expérimentez les choses par vous-même! Soyez sceptiques!

Pour ma part, c’est quand je suis devenue sceptique par rapport à tout ce qu’on me racontait que j’ai commencé à obtenir des réponses. Et c’est toujours le cas.

Aujourd’hui je pose des questions, j’observe, je ressens, et je vis les choses.

Pour moi, c’est ça être un chercheur. Et Je pense que nous le sommes tous. Nous cherchons tous à avoir des réponses à un moment donné de notre vie. Qui suis-je? Pourquoi suis-je ici?

Trouver des réponses à ces questions est le travail d’une vie !

Pour ma part, je ne cesse d’en apprendre chaque jour un peu plus sur moi et sur la Vie.

 

Et alors, une fois le diplôme en poche, c’est quoi la suite??

Vous l’aurez donc compris.

Je ne suis pas destinée à vendre des médicaments ni tout autre produit pharmaceutique.

En fait, à ce jour,  je ne me retrouve dans aucun des métiers que l’on me propose en pharma. Je ne rentre dans aucune case.

Cela m’amène donc à créer mon métier pour vivre librement. Un métier au service de l’Humain, avec comme bases, les observations que je fais chaque jour en tant que chercheuse scientifique et spirituelle.

Dans le prochain article, je vous parlerai d’une rencontre très inspirante avec des entrepreneurs Balinais… Une rencontre étroitement liée à l’un de mes projets… 😉

Prenez soin de vous!

xx

Padi

 

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